Philippe Contal, lors d'une conférence de présentation de son ouvrage «Passion Wbemaster» PASSION WEBMASTER
Donner du Sens aux Systèmes et Technologies de l'Information

Philippe Contal (éditions ISDO, 2001) - ISBN 2-9516435-0-0 - EAN 9782951643505

Disponible également en version imprimée 
 
     

     
 
 Passion Webmaster 
 Avant-propos 
 1- Introduction 
 2- Internet pour faciliter les échanges de données informatisées 
 3- A la découverte du web… 
 4- www.alpha-c.com 
 5- Veille stratégique et industrie mécanique 
 6- Conférences 
 7- Voyage en Terre d'Oc, le catharisme : www.cathares.org 
 8- Deux champs d'expérience… 
 9- @pex, l'intranet du groupe Alpha-C 
 10- Le Projet Beaucéant : www.templiers.org 
 11- Internet, intranet et communication 
 12- Création d'@drénalyne communication 
 13- Création d'Histophile : www.histophile.com 
 14- Création du groupe I.S.D.O. : www.isdo.net 
 15- Le groupe I.S.D.O., IT-Lab 
 16- Intelligence économique et veille stratégique 
 17- Conclusion 
 Glossaire 
 
     
7- Voyage en Terre d'Oc, le catharisme :
www.cathares.org


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"[...] Quelques fois l'avenir habite en nous sans que nous le sachions,
et nos paroles qui croient mentir dessinent une réalité prochaine."
Marcel Proust, 1871-1922



En découvrant l'Internet en 1995, je trouvai très vite un terrain passionnant à découvrir, sorte de nouveau continent à conquérir. Ayant réalisé le premier site web du groupe Alpha-C, je cherchais un sujet sur lequel je serais moins bridé pour exercer ma créativité. J'avais alors pleinement conscience que le champ dans lequel pourrait s'inscrire l'utilisation de l'Internet dans un groupe de sous-traitance mécanique serait vite limité à des données d'entreprise et des dossiers techniques.

D'autre part, j'avais consacré, depuis plusieurs années, du temps et de l'énergie à rédiger des carnets de notes sur des thèmes très variés. M'étant rendu compte que la formation technique d'Ingénieur limitait singulièrement la culture générale, j'avais mis au point une forme très personnelle de remise à niveau. J'avais alors écrit une trentaine de carnets, regroupés par thèmes : histoire, littérature, sciences physiques... Le temps me manquant peu à peu du fait de mes activités professionnelles, j'avais été contraint de réduire mon champ d'investigation à l'histoire médiévale et à l'astronomie. J'avais notamment constitué une base de données sur les objets célestes. Près d'un millier d'images étaient stockées sur mon ordinateur, avec des descriptions et mots-clés me permettant de retrouver planètes, étoiles, galaxies, supernovae... et bien autres manifestations physiques dont notre univers est riche.

L'Internet pouvait-il me donner une opportunité pour donner dimension à mes activités jusqu'alors confidentielles ?

"Pourquoi ne pas placer ma base de données d'objets célestes sur l'Internet ? pensai-je alors.
- Es-tu certain que d'autres ne l'ont pas déjà fait ? me rétorqua Sehaliah.
- Je ne sais pas... mais je vais regarder..."


C'est alors que je découvris le site de la Nasa (www.nasa.gov) ainsi que d'autres bases de données fantastiques, universitaires ou créées par des astronomes professionnels.

"Alors là... je pense sincèrement que tu ne pourras rivaliser avec ces sites ! s'empressa de me faire remarquer mon Ange Gardien.
- Evidemment, c'est peu probable que je puisse apporter quelque chose dans ce domaine. C'est dommage. Tout le travail que j'ai réalisé sur ces objets célestes est réduit à néant en quelques instants."


Je me retournai alors vers mes autres centres d'intérêt personnels, pour y retrouver le moyen-âge. Deux thèmes me passionnaient plus que les autres : l'histoire des cathares et l'ordre des templiers. Symboles du moyen-âge dont l'ésotérisme donnait parfois une illustration quelque peu imaginaire, ces deux thèmes figuraient parmi ceux que j'avais conservé lors de l'élagage auquel j'avais du me résoudre quant à mes lectures et recherches.


le château de Peyrepertuse, dans l'Aude (partie basse, vue depuis la chapelle San-Jordi ; photographie : Philippe Contal, 2004)
- le château de Peyrepertuse, dans l'Aude (partie basse, vue depuis la chapelle San-Jordi) -
(photographie : Philippe Contal, 2004)


Les cathares et les templiers...

Je revins voir mon fournisseur d'accès pour lui demander :
"Je voudrais acheter, à titre personnel, des noms de domaines.
- Pas de problème... lesquels ?
- Je ne sais pas. Comment choisir parmi les extensions ? .net , .org, .com ou .fr ?
- Si tu veux faire du commerce, prends le .com. Si tu veux te limiter à la francophonie, prends le .fr. Tu n'es pas fournisseur d'accès ou à vocation Internet, donc le .net n'est pas approprié. Quant au .org, il signifie généralement une association.
- Allons donc pour des .org..."

C'est ainsi que j'achetai les noms de domaines cathares.org et templiers.org. D'association il n'y en avait point, mais je ne voulais pas faire de commerce avec ces projets de site. J'imaginais créer une base de données sur les commanderies de l'Ordre du Temple et une présentation des châteaux "cathares".

Une grande aventure commençait, sans que je puisse en mesurer l'ampleur... Avec un peu de recul, on est en droit de se demander si ce ne sont pas les événements qui m'ont guidés.

"Mais l'Homme n'est-il pas le produit de son état intérieur, confronté à son environnement ?
- Sehaliah, tu as probablement raison. Mais alors qu'en est-il du Libre Arbitre ?
- N'oublies pas cet échange... tu le retrouveras dans le "Livre des Deux Principes", un des - rares - livres considérés comme fondateur des hérésies médiévales. Le catharisme est le plus souvent présenté comme une religion dualiste, héritée de Mâni. Le Libre Arbitre figure parmi les grandes questions de ce livre.
- Commencerais-tu à faire des relations entre le catharisme et l'Internet ?
- Pourquoi pas... mais tu le verras par toi-même et cela aura plus de sens lorsque tu le Comprendras."


Durant l'été 1996, ne partant pas en vacances, je consacrai un temps important à mieux comprendre le langage HTML et je commençai à réaliser une première maquette du site "Voyage en Terre d'Oc, le catharisme", plus tard en ligne à l'adresse www.cathares.org. Guillaume, mon fils était né en juillet... cathares.org devait naître quelques mois plus tard.

J'aurais préféré commencer par le site sur l'Ordre du Temple, mais je ne disposais pas d'illustrations. En revanche, je possédais de nombreuses photographies de vacances des châteaux cathares. D'une piètre qualité du fait que la plupart étaient réalisées avec un appareil photomagnétique, je regroupai les images dans des pages qui présentaient les châteaux.

"Que veux-tu faire avec ce site, Philippe ?
- Je ne sais pas. Je vais tout d'abord mettre en ligne deux châteaux : Montségur et Quéribus. L'enjeux est de mieux comprendre comment fonctionne l'Internet au travers de ce site. Une forme de laboratoire en quelque sorte."


 
- première version du site www.cathares.org -
Le lundi 7 octobre 1996, ces deux châteaux étaient présentés succinctement sur www.cathares.org. En première page figurait un formulaire pour demander si les visiteurs souhaitaient en voir plus sur le site. 26 autres sites étaient en chantier : châteaux mais aussi abbayes et cités faisaient partie du projet, baptisé Projet Quéribus.

Le Projet Quéribus avait alors deux objectifs essentiels :
- mettre en valeur les châteaux cathares
- et donner une illustration de valeur ajoutée culturelle sur l'Internet.

Aujourd'hui, il est possible, sans prétention, de considérer que ces objectifs ont été atteints.

Bien évidemment, 100 % des réponses au questionnaire furent en faveur de la mise à disposition des autres lieux de la région... dont bon nombre d'internautes me croyaient originaire.

Le 1er janvier 1997, le site disposait donc de 28 châteaux, abbayes et cités. L'architecture générale était déjà établie. Elle connaîtrait des évolutions majeures mais les concepts de base étaient déjà présents. Une chronologie permettait de resituer dans le temps les principaux événements de la Croisade contre les Albigeois. Une carte positionnait les différents lieux géographiquement. Une base de connaissances présentait les personnages majeurs de la Croisade. Chaque lieu était présenté par un dessin, un texte de présentation, un plan et des photographies. De nombreux liens mettaient en relation ces informations.

Mes carnets prenaient enfin de la valeur, servant de matière première dans la réalisation du site. Voulant me protéger des risques inhérents aux droits d'auteur, chaque objet, chaque image, chaque dessin, chaque photographie provenaient de mon travail. Il me fallut donc apprendre à dessiner, à retravailler les images et les photographies, à rédiger, à programmer... et à débuguer. Un vaste programme dans lequel je m'étais lancé corps et âme, sans connaître véritablement ce à quoi pourrait aboutir une telle aventure créatrice.

Mais quel bonheur ! Quel plaisir de voir se construire, jour après jour, un lieu - certes virtuel - dans lequel je pouvais exercer mes besoins créatifs. Quel plaisir d'ouvrir quotidiennement ma boîte aux lettres électronique pour y lire les multiples messages de félicitation et d'encouragement en provenance du monde entier. Un exemple parmi de nombreux autres : la "rencontre" avec un australien passionné par l'histoire cathare et qui allait me mettre en relation avec un auteur français dont j'appréciais - et j'apprécie encore - les romans.

Ainsi était né le site qui allait devenir la référence internationale en matière d'hérésie médiévale. Pourtant l'auteur n'était pas plus historien que photographe, pas plus dessinateur que rédacteur, pas plus informaticien qu'infographiste. Mais la passion et le soucis du travail bien réalisé sont parfois plus forts que les compétences naturelles ou apprises... Mieux vaut être moyen et travailleur qu'un génie fainéant !

La nomination aux Clics d'Or en 1999 fut un résultat auquel je n'osais rêver. Lors de la cérémonie qui eu lieu au Palais Brongnard à Paris, je fus à la fois ému de voir le cathares.org figurer parmi les vainqueurs et heureux de ce clin d'œil de l'histoire. L'Epopée Cathare présentée - et valorisée - dans le lieu symbolisant l'économie du XXe siècle, la Bourse de Paris. Voici quelques siècles, le seul fait de l'imaginer nous aurait rapidement précipité dans les flammes des bûchers inquisitoriaux. Les siècles se suivent mais ne se ressemblent pas, du moins pas en tous points.

Fin 2000, ce seront plus de 3 000 000 connexions mensuelles... pour plus de 40 000 visiteurs, 250 000 pages vues par mois.

"Mais qu'est-ce que c'est que tous ces chiffres ? Connexion, hits, pages vues, visiteurs... Peux-tu m'expliquer à quoi riment tous ces indicateurs dont nous noient les médias ?
- Les connexions ou hits, représentent le nombre d'appels, de demande de téléchargement, d'objets constituant le site. Plus le site est riche en icônes, en images, en dessins... plus ce nombre est important.
- Mais alors on ne peux comparer ces données d'un site à l'autre ? me fit remarquer très justement Sehaliah.
- Tu as raison. C'est probablement l'indicateur le plus idiot mais il reste malgré tout très utilisé pour son côté impressionnant. On arrive très vite à des centaines de milliers, voire à des millions de connexions par mois. Pour ce qui est des pages vues, le chiffre est beaucoup plus parlant. Il s'agit du nombre de pages web affichées dans une période. On peut plus facilement le comparer entre deux sites. Il n'empêche que les sites possédant de très nombreuses pages seront avantagés ! Enfin, il y a le nombre de visiteurs. Ce chiffre est très souvent faux car il est impossible de connaître le nombre de personnes derrière un écran ; pas plus que l'on ne peut savoir si un réseau local est connecté. En effet, un réseau d'entreprise par exemple, protégé par un système de pare-feu (firewall en anglais), ne s'identifiera qu'avec une seule identité, celle du pare-feu.
- C'est compliqué tout ça !
- Oui et non. Comme une entreprise se gère avec des tableaux de bords et des indicateurs, un site web se pilote avec des indicateurs et des tableaux de bord."


Il y avait un autre indicateur pertinent, l'indicateur de popularité. Agissant comme des panneaux indicateurs sur la toile, les liens effectués depuis d'autres sites aiguillent les internautes vers d'autres sites. Le nombre de liens pointant vers un site est appelé l'indicateur de popularité. "Voyage en Terre d'Oc, le catharisme" possède un indicateur de popularité de plus de 1 200 liens, contre quelques dizaines tout au plus pour les autres sites traitant du même sujet. C'est un véritable travail de recherche de sites partenaires. Pour développer ce nombre, il faut procéder à ce que l'on appelle des échanges de liens. Certains moteurs de recherche actuels n'utilisent que cet indicateur pour le classement des réponses. On peut citer par exemple PeopleChoice (www.peoplechoice.net).

"Vous constituez des pages de liens ou simplement des liens depuis votre site et demandez, en retour, un lien vers le vôtre. Après quelques années de travail acharné, vous finissez par devenir incontournable !" pouvais-je expliquer lors des présentations du site.

De nombreuses découvertes faites sur cathares.org allaient donner lieu à des applications pour le groupe Alpha-C. Aussi surprenant que cela puisse paraître...

J'avais découvert le positionnement dans les moteurs de recherche, le référencement, l'indicateur de popularité, les méthodes de dynamisation de site... L'opération de référencement en particulier, devant être faite manuellement et de manière régulière, permet de positionner un site Internet dans les premières réponses à des mots-clés stratégiques sur les moteurs de recherche. Ayant mis au point une méthodologie pour cathares.org, je m'empressai de la déployer pour alpha-c.com.

Trouver "Voyage en Terre d'Oc, le catharisme" lorsque l'on tape "cathares" ou "catharisme" était aussi important que de trouver le groupe Alpha-C lorsque l'on cherchait "découpage de métaux laminés" ou "traitement thermique", voire simplement "alpha-c".

Galvaudée par de nombreux débutants, cette opération de référencement auprès des moteurs de recherche requière pourtant une compétence pointue et une régularité soutenue. Rien n'est acquis dans l'Internet et une excellente position peut se dégrader lorsque d'autres sites prennent les positions stratégiques.

"Faire un site... c'est bien. Faire en sorte qu'il soit visité... c'est mieux !"

Je devais répéter cette phrase dans de nombreuses conférences. En effet, le manque de connaissances - dans le domaine de l'Internet - de mon auditoire me poussait régulièrement à repositionner les véritables points de repère d'une démarche de présence sur l'Internet.

Comme auteur de cathares.org et webmaster (la personne qui administre un site Internet) pendant plus de quatre années, j'utilisai ce média pour découvrir de nombreuses personnes de la région à laquelle ce site était dédié : le Pays Cathare. Je découvris alors que le département de l'Aude avait choisi cette période tragique de son histoire comme vecteur de communication. J'entrai alors en contact avec diverses institutions ou représentants de la région. Construisant ce site depuis la Franche-Comté, je n'avais pas imaginé qu'il puisse y avoir des intérêts économiques liés à ces ruines. Je passais pour un passionné et spécialiste de l'Histoire Cathare... ce qui ne manqua pas d'irriter les "vrais" historiens. Vu depuis le Canada ou même seulement de la Belgique, la France apparaissait parfois comme une unité géographique, homogène, et les différences territoriales comme des guerres de clochers.

Cherchant invariablement à être autonome dans la réalisation et le développement de ce site, j'avais effectué des choix techniques pour me permettre de ne pas dépendre des infrastructures d'hébergement. Sans surcoût, j'avais aussi réussi à réaliser une version sur CD-Rom. Gratuitement, sur simple échange avec un CD vierge dans un premier temps, je fus rapidement contraint à le vendre. Certes, le nombre ne fut pas important, principalement dû au fait que la version en ligne était gratuite et constituait l'essentiel du CD-ROM, sauf les photographies en haute résolution... et le fait que les temps de connexion qui disparaissaient lorsque l'on visitait le site sur CD-Rom.

C'était amusant de constater que certains visiteurs n'hésitaient pas à "pomper" sauvagement le site... et à s'en féliciter dans les groupes de discussion. Plusieurs fois, je suis entré en contact avec ces vampires du troisième millénaire pour leur dire qu'il n'était pas indispensable d'aspirer la totalité du site pour en bénéficier, mais surtout que certaines fonctionnalités ne seraient plus opérationnelles dès lors que les données seraient ailleurs que sur leur lieu d'hébergement prédestiné.

Ce site connu de très nombreuses refontes techniques et graphiques. Afin d'améliorer la lisibilité, la navigation, afin d'ajouter de nouveaux lieux... Début 2000, plus de 100 sites (châteaux, abbayes, cités mais aussi grottes et mégalithes) étaient présentés sur www.cathares.org, dans une véritable encyclopédie interactive composée de plus de 1 000 pages, des centaines de photographies et d'illustrations originales et quelques 40 000 liens hypertexte !

Autre innovation importante - en 1997 - : les plates-formes interactives. Ce système de forum, non technique et donc administré manuellement permet d'échanger des idées, points de vue... sur des thèmes particuliers. Le choix délibéré consistant à ne pas utiliser de programme de gestion de forum (des scripts CGI permettent gratuitement de placer des forums automatiques sur les sites web), me donnait surtout toute liberté pour rester maître des débats qui s'y déroulaient. Et dieu sait que les débats furent nombreux. Certains ont d'ailleurs dû faire l'objet d'une régulation de ma part ; un autre rôle de webmaster que je n'avais pas prévu.

Aujourd'hui, plus de 250 plates-formes interactives sont en ligne sur cathares.org. Certaines ont été fermées à cause de débordements de l'imagination des participants, mais la plupart restent actives. Certes le travail d'administration de ces zones de débat est très lourd. Il faut parfois orienter ceux-ci sur des nouvelles plates-formes, parfois recadrer les échanges, parfois répondre aux auteurs que leur préoccupations sont trop loin du thème auquel est consacré le site... mais c'est une source inestimable d'informations sur le catharisme, autant dans son aspect historique que dans les travers de l'imaginaire collectif, dans lequel tombe malheureusement souvent l'ésotérisme.


dessin extrait de ''Voyage en Terre d'Oc, la catharisme'' (char de déplacement des engins de guerre)
- dessin extrait de «Voyage en Terre d'Oc, la catharisme» (char de déplacement des engins de guerre) -


Il me fallut consacrer mes week-ends et une partie de mes nuits au développement de ce site. Lever à 4 heure 15 pour démarrer la gestion de ce site, puis retourner dans la "réalité objective" de ma vie professionnelle. Un rythme soutenu par la passion et qui ne me fut permis que grâce à la patience de Christine, mon épouse...

Juillet 1999, abbaye de Fontfroide, au cœur du Pays Cathare ; conférence pour le club A.P.M. de Montpellier.

Suite à quelques échanges par courrier électronique, j'avais eu le plaisir de rencontrer un personnage particulier, Raymond. Celui-ci associait à la fois une démarche personnelle intéressante et un pied dans la réalité des entreprises. Habitant le village de Montségur mais aussi consultant international, il m'avait permis de comprendre qu'il n'était pas nécessaire de renier une partie de soi-même pour se réaliser.

Et nous avons réalisé ce que seul deux rêveurs peuvent faire : animer une conférence dans l'abbaye de Fontfroide, haut-lieu du rayonnement catholique au moyen-âge, pour des dirigeants d'entreprise, sur le thème "catharisme et management'".

"Je n'ai jamais ressenti une telle pesanteur. Lui dis-je à l'issue de l'après-midi. Non seulement la salle était basse et donnait une impression de lourdeur, une sensation d'être vu, épié, mais le thème lui-même a été extrêmement difficile à développer.
- Catharisme et management : ce n'était pas facile... et encore moins à deux. Mais finalement l'illustration la plus probante n'a-t-elle pas été celle de notre binôme ?
- Peut-être mais j'ai tout de même l'impression désagréable de ne pas avoir réussi à faire passer le message.
- Penses-tu réellement que ce type de message passe par un autre moyen que le vécu ?
- Vous croisez souvent d'autres personnes qui vous donnent des pistes, des points de repère. Sans le savoir, vous constituez vous aussi souvent un élément fondamental, une brique élémentaire ou une pierre angulaire, dans la construction d'une individualité. Et il est vrai que le propre de l'expérience est son caractère intransmissible."

Une page avait été tournée. Une boucle venait de s'achever, faisant se rejoindre deux mondes semblant opposés à jamais : la réflexion et la pensée, représentées par le catharisme et les besoins physiologiques et matériels, représentés par le management et l'entreprise.

En septembre 1999, fut créée la société Histophile, à qui devait revenir la charge de développer le site www.cathares.org. Mais ceci est une autre histoire...


En quelques mots…

L'expérience d'un site personnel est un excellent moyen de mesurer - et d'intégrer - les possibilités de l'Internet. La liberté d'action et le fait que les enjeux ne soient pas stratégiques, permettent de tester bon nombre de techniques, procédures, méthodes de travail...

Malgré les différences essentielles entre l'administration d'un site à vocation culturelle et la création d'un site d'entreprise, de nombreuses règles et méthodes restent identiques. Le référencement par exemple, est une étape incontournable de toute création sur le web. La lisibilité d'un site Internet demande un travail continu. Dans l'univers mouvant des outils de recherche, le travail de positionnement est stratégique.

Chaque expérience est unique et il est nécessaire de procéder à une véritable appropriation, par la connaissance progressive des outils liés aux Technologies de l'Information. Mieux vaut expérimenter sans risque que de copier des recettes à succès qui semblent avoir fonctionné ailleurs. La connaissance des ingrédients n'est pas synonyme de connaissance de ce qui fera un bon plat cuisiné...


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