Philippe Contal, lors d'une conférence de présentation de son ouvrage «Passion Wbemaster» PASSION WEBMASTER
Donner du Sens aux Systèmes et Technologies de l'Information

Philippe Contal (éditions ISDO, 2001) - ISBN 2-9516435-0-0 - EAN 9782951643505

Disponible également en version imprimée 
 
     

     
 
 Passion Webmaster 
 Avant-propos 
 1- Introduction 
 2- Internet pour faciliter les échanges de données informatisées 
 3- A la découverte du web… 
 4- www.alpha-c.com 
 5- Veille stratégique et industrie mécanique 
 6- Conférences 
 7- Voyage en Terre d'Oc, le catharisme : www.cathares.org 
 8- Deux champs d'expérience… 
 9- @pex, l'intranet du groupe Alpha-C 
 10- Le Projet Beaucéant : www.templiers.org 
 11- Internet, intranet et communication 
 12- Création d'@drénalyne communication 
 13- Création d'Histophile : www.histophile.com 
 14- Création du groupe I.S.D.O. : www.isdo.net 
 15- Le groupe I.S.D.O., IT-Lab 
 16- Intelligence économique et veille stratégique 
 17- Conclusion 
 Glossaire 
 
     
2- Internet pour faciliter
les échanges de données informatisées


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Les occurrences apparaissent en vert surligné.
"Les occasions sont indifférentes, l'usage qu'on en fait ne l'est pas."
Épictète, vers 50-125 après Jésus-Christ



Octobre 1995.

Depuis plusieurs mois, un client d'une filiale du groupe Alpha-C avait déménagé aux Etats-Unis. Son activité étant liée au golf, l'entreprise s'était implantée dans la région la plus dense en la matière, y compris en fabricants de matériel : la Californie, plus particulièrement la région située entre Los Angeles et San Diego.

UTN, la filiale du groupe, réalisait alors des moules pour la fabrication de cannes de golf. Il s'agissait essentiellement d'usiner des plaques en alliage léger pour donner une forme particulière. Ce nouveau procédé avait été rendu possible par l'utilisation d'usinage à grande vitesse (U.G.V., appelé parfois U.T.G.V. par les techniciens : Usinage à Très Grande Vitesse ; les constructeurs et utilisateurs ne sont pas avares de termes ambitieux !). Sans entrer dans les détails techniques, l'usinage par enlèvement de copeaux du métal de faisait par une rotation très rapide de l'outil de coupe. La fraise tournait alors à plus 20 000 tours par minute. L'épaisseur de matière enlevée à chaque passage était relativement faible, mais l'avance rapide associée à la rotation de l'outil permettait de réaliser des moules plus rapidement qu'avec des méthodes traditionnelles. Autre atout important de cette technologie : plus besoin de finition. L'état de surface était suffisant pour être utilisé en production sans y adjoindre un long travail manuel de polissage pour obtenir une surface s'apparentant à un miroir.

Après avoir estimé que le marché échapperait à l'entreprise du fait de la distance, l'équipe d'était réunie lors d'une réunion de production :
"Et nous avons toujours des moules de canne de golf en fabrication ? s'étonnait Philippe.
- Oui et on en aura encore un grand nombre cette année.
- Mais comment se fait-il que nous puissions conserver ce marché alors même que les temps de transport et les délais de douane nous pénalisent ?
- Nous sommes les meilleurs ...
- Ne te laisse pas embobiner par ces discours égocentriques, ne se lassait de me répéter Sehaliah. Crois-tu réellement que vous soyez les seuls à être en mesure de réaliser ces moules ? Penses-tu sincèrement que les outilleurs américains seraient incapables de ce type de prouesse ?
- Mais qu'est-ce qui nous différencie réellement ?
- Nos prix sont de 20 % inférieurs à ceux des outilleurs locaux car nous avons optimisé les temps d'usinage ..."

Etudiant le processus de production, je m'aperçus que sur les six semaines de délai de réalisation, nous en perdions environ deux à échanger des données numériques. Utilisant des cassettes numériques et l'avion comme moyen transport, nous perdions un temps important à nous mettre en phase avec notre client. En effet, nous avions à récupérer les données géométriques des formes à réaliser (les cannes de golf en l'occurrence) et nous les soumettions à la validation de notre client avant de démarrer l'usinage des moules (géométrie des outils de fabrication, incluant les parties nécessaires à l'arrivée de matière, au démoulage...).

De plus, il n'était pas rare que nous soyons incapables de lire les cassettes : incompatibilité des logiciels de C.A.O. (Conception Assistée par Ordinateur), fichiers endommagés... de nombreux problèmes entravaient fréquemment cette phase cruciale de l'industrialisation.

C'est alors que me revint en mémoire ce réseau appelé Internet. A lire les médias techniques, nous étions capables d'échanger des données par un simple courrier électronique. Nous pratiquions la messagerie depuis quelques mois, mais seulement sur un site, en messagerie locale, interne, confinée à un seul lieu physique.

Mais après mes multiples tentatives infructueuses, je me trouvais face à un problème : comment mettre en place ce nouveau média si prometteur sans élever inconsidérément mon taux d'adrénaline ? Dominique, l'ami qui avait monté son entreprise de providing dans la région de Besançon, me sembla alors être la meilleure solution.

Alors, peu avant d'aller visiter mon client en Californie, en octobre 1995, j'invitai un de ses collègues à venir m'expliquer la manière d'utiliser l'Internet et surtout à me le faire comprendre. Je m'en rappellerai longtemps. Ayant une cheville dans le plâtre suite à une entorse, je reçus Didier un samedi matin dans mon bureau. Après quelques heures de présentation et d'essais, j'en vins tout de même à comprendre : il fallait se connecter, puis seulement utiliser les outils de messagerie ou de navigation. Simple ? Pas tant que cela car les outils de l'époque n'avaient rien de comparable à ce que nous pouvons voir aujourd'hui. Et ceux d'aujourd'hui ont encore beaucoup de progrès à faire pour être réellement accessibles facilement !

"Première opération, vous devez utiliser la connexion sur notre serveur. Celui-ci vous permettra d'utiliser les services Internet, les nôtres ainsi que ceux du monde entier.
- Tout parait si simple...
- Pour ce faire, vous utiliserez une ligne téléphonique normale afin de composer le numéro de notre serveur.
- Mais si j'ai accès aux ordinateurs du monde entier, comment puis-je me prémunir des intrusions sur le mien ?
- C'est vous qui contrôlez le fait d'être ou non connecté.
- D'accord, mais pendant que je le suis, n'importe qui peut intervenir sur mon ordinateur ?
- Non car les droits d'accès ne sont pas mis en oeuvre. Il faut être serveur pour permettre aux autres ordinateurs d'accéder à des informations.
- Alors vous "donnez" l'accès à l'Internet et possédez des serveurs ?
- Oui bien sûr, tous les ordinateurs permettant de mettre en oeuvre la messagerie, le web... sont des serveurs.
- N'aie pas peur Philippe, un jour tu comprendras !
- Donc en lisant ma boîte aux lettres, je ne risque pas d'ouvrir une porte pour des personnes mal intentionnées ?
- Non. De toute manière, il est plus amusant de pénétrer un serveur de la Nasa ou de la C.I.A. que d'Alpha-C ..."

Ma première réaction, vite oubliée, était du même ordre que celle que j'ai pu retrouver en côtoyant mes collègues chefs d'entreprise : la sécurité. Et pourtant, bon nombre d'entre nous ne prenions pas les mêmes sécurités vis à vis de la porte d'entrée de nos entreprises ou des accès à nos ateliers ...

Infrescom, la société par laquelle j'étais passé me fit aussi prendre conscience de l'opportunité d'utiliser l'Internet par une identité choisie, le nom de domaine.

"Alors, me dit Didier, vous voyez, il y a les noms de domaines pour les entreprises commerciales, en .com, les noms de domaine pour les associations et organisations, en .org, les noms de domaine pour les écoles et universités, en .edu...
- C'est intéressant tout cela, répondis-je. Comment je peux faire pour avoir mon propre nom de domaine ?
- C'est facile, il suffit de l'acheter."

C'est ainsi que le groupe Alpha-C se dota de son propre nom de domaine alpha-c.com. J'avais par ailleurs découvert que le nom alphac.com était réservé et utilisé par une société de consulting basée ... en Californie. Premier arrivé, premier servi, la logique américaine était fortement présente sur l'Internet. Certaines règles sont venues compléter ce fonctionnement libéral, notamment en ce qui concerne les marques déposées.

"Vous pouvez aussi choisir des noms d'activité, de métier...
- Alors il y en a un bon : mecanique.com. Je peux l'acheter ?
- Il me faut vérifier si il est libre ou non."

Quelques secondes à scruter les bases de données du NIC, l'organisme américain - donc international - à qui revenait la lourde charge de gérer les noms de domaine et puis :

"Il est libre. Vous pouvez le prendre.
- Alors on y va ! Et decoupage.com ?
- Du calme Philippe, tu ne vas pas prendre tous les noms de domaine qui peuvent concerner ton entreprise !
- Malheureusement, il est pris par des américains."

Encore eux...

"Il existe aussi les .fr, pour les entreprises françaises.
- Mais je pense pas qu'il soit judicieux de s'afficher français aussi simplement ... surtout si on veut développer une stratégie de développement à l'international."

A l'époque, on pouvait acheter indifféremment les noms de domaines en .com, .net, .org ou .fr. Le contrôle mis en place par l'INPI (Institut National pour la Propriété Intellectuelle) pour les noms en .fr, n'avait pas encore eu lieu. Aujourd'hui, il faut présenter un extrait du Registre du Commerce et des Sociétés (extrait K-bis) comportant de manière claire le nom de domaine que l'on souhaite acheter.

"Bon, je ne pense pas que le .fr soit judicieux pour nous. Restons-en là."

Quelques années plus tard, j'allais regretter ces quelques milliers de francs que j'aurais pu investir dans des noms de domaines, à exploiter ou simplement à vendre. En effet, une surenchère devait voir le jour sur des noms de domaine stratégiques. Des noms tels que vins.com, jouets.com ou pere-noel.com ont ainsi prit de la valeur.

"Vous pouvez donc utiliser votre boite aux lettres pcontal@alpha-c.com et vous pourrez aussi créer un site web http://www.alpha-c.com
- http://... ? Qu'est ce que c'est ?
- Hyper Text Transfert Protocol, c'est le protocole utilisé pour les sites web.
- J'ai l'impression qu'il te prend pour un idiot, non ? s'exclama mon ange gardien.
- Laisse moi tranquille, je commence à comprendre, lui répondis-je.

- Bon, on va commencer par utiliser le courrier électronique. Comment je dois faire pour envoyer et recevoir les plans de mes clients ?
- Pas de problème, il vous suffit d'attacher un fichier, comme vous placeriez un plan dans une enveloppe traditionnelle.
- Il faut tout de même que nous disposions des mêmes versions de logiciel, non ?
- Bien sûr, le problème est le même qu'avec des disquettes ou des cassettes."

Encore un mot à propos des noms de domaine ... Chaque possesseur d'un nom de domaine est libre de l'utiliser quant à sa déclinaison (ce qui se trouve avant, à gauche du nom de domaine) et pour la syntaxe des utilisateurs de boîtes aux lettres. Je choisis alors pcontal, la première lettre de mon prénom, Philippe, à laquelle on ajoute le nom de famille, Contal. On rencontre aussi des syntaxes du type philippe.contal, p.contal... mais celle que j'avais choisi alors était la plus usitée.

Quelques années plus tard, cette boîte aux lettres recevrait plus de 100 messages quotidiennement !

Mes premiers pas sur l'Internet étaient faits. Je découvris que mes plus gros clients, grands groupes internationaux tels que Schneider, T.R.W., General Motors... possédaient des sites web. Principalement institutionnels, ils présentaient de nombreuses informations sur leur structures, leurs sites de production, des données financières... Une vraie richesse que je ne tarderais pas à exploiter.

Quelques jours plus tard, je prenais l'avion pour Los Angeles, avec deux de mes collègues. Passons sous silence le fait que mes valises aient atterri à Londres à la place de mon lieu de destination ... et me voici en Californie, royaume du golf par excellence.

Fier de moi, je proposai alors à mon client d'utiliser l'Internet pour échanger nos plans et données numériques, pour me rendre compte que la connexion n'était pas encore courante dans les entreprises américaines. Ils devaient utiliser les ordinateurs personnels pour se connecter et relever leur messagerie privée. Pire encore, nous avions dû utiliser un autre protocole pour échanger les fichiers !

Les outils de messagerie de l'époque n'étaient pas toujours compatibles et les fichiers joints - ou fichiers attachés - arrivaient le plus souvent de manière incompréhensible à l'intérieur même du courrier. A mon retour, les techniciens d'Infrescom, mon fournisseur d'accès, m'expliquèrent que l'on pouvait utiliser un autre protocole de transfert : le FTP, File Transfer Protocol. C'est avec cette technique peu conviviale que notre problème de transfert de fichiers fut résolu.

A chaque fois que les informaticiens trouvent un problème, ils ont une solution ... mais celle-ci ne simplifie pas toujours l'utilisation. On ajoute une procédure, un logiciel pour contourner le problème. Cela fonctionne bien, mais impose un outil de plus à maîtriser.

"Il faut transférer le fichier sur le serveur et informer le correspondant de la disponibilité du fichier, m'expliqua-t-on alors.
- C'est ça. On va télécharger le fichier C.A.O. et on va téléphoner pour dire qu'il est disponible.
- Il n'existe pas de procédure plus simple ?
- Pas tant que les outils de messagerie ne seront pas complètement compatibles.
- C'est génial, mais un peu compliqué tout de même, non ?."

Ce système FTP va progressivement prendre le pas sur les échanges de cassette. Il durera plus d'un an, avant d'être supplanté par la messagerie électronique, alors généralisée dans le groupe Alpha-C

"On a réussi à réduire le délai de réalisation de 1 mois et demi à 2 semaines" me répétait-on en réunion de production. Non seulement nous avions réussi à optimiser les temps des échanges mais notre savoir-faire en matière d'usinage à grande vitesse avait permis de conserver le client, lui apportant une réponse à son problème : gagner du temps lors du lancement de nouveaux produits.

Ainsi donc, nous avions mis en oeuvre un processus de communication performant. Certes un peu lourd, mais efficace. C'est tout ce que nous lui demandions.

Nous avions finalement réussi à aller plus vite avec ce client situé à plus de 10 000 km qu'avec notre propre maison mère situé à moins de 200 mètres ! Les distances matérielles perdaient peu à peu leur sens commun pour se confondre avec les distances relationnelles entre les hommes, entre les équipes.

Quelques années plus tard, plusieurs extranets étaient mis en place afin de mettre à disposition des clients des données utiles lors de la conception produit, l'industrialisation ou la production en série. Nous avions réussi à scinder l'information à échanger de la notification de mise à disposition. De cette manière, un courrier électronique simple et léger était alors envoyé au client qui n'avait plus qu'à cliquer sur l'adresse contenue dans le courrier électronique pour télécharger le ou les fichiers indispensables au bon déroulement du processus.

"Alors tu as réussi à mettre en place des outils efficaces de communication et un extranet, me rappelait Sehaliah. Sans t'en apercevoir, tu viens de comprendre à quoi pouvait servir cet outil que tu décriais tant au début."

Unique ? Certes non, plutôt pionniers. En 1995/96, nous passions pour des extraterrestres aux yeux de bon nombre de nos collègues dont les outils de C.A.O. venaient à peine de franchir la porte d'entrée des entreprises.

Et pour mieux comprendre ce que pouvait nous apporter l'Internet, nous avions pris une participation dans la société qui nous en fournissait l'accès, la rebaptisant Alpha-C net, le nouveau département du groupe. Hérésie de vouloir réunir de la sous-traitance mécanique avec ces nouveaux métiers ?

"Philippe, tu ne pourras pas développer ces deux métiers si différents l'un de l'autre, me répétaient souvent mes collègues.
- Pourquoi pas ? me récriais-je alors systématiquement. Dans les processus d'industrialisation, il y a pourtant une forte interaction entre les acteurs industriels et ces technologies.
- Mais il n'est pas utile d'en disposer dans le groupe. Tu utilises le téléphone mais tu n'as pourtant pas France Télécom dans le groupe !
- Je pense que tous essaient de te dissuader de faire ce qu'il te semble stratégique et différenciateur dans le temps, me rappelait Sehaliah.
- Je vois bien ...
"

Quelque temps après avoir décidé de limiter l'investissement pour ce client californien à la connexion Internet et de ne pas s'implanter à proximité, j'ai pu réaliser une étude rapide. Il existait plus de 250 outilleurs dans un rayon de 300 km ! Un choix qui allait ouvrir bien d'autres voies de développement ... pour le groupe mais aussi pour moi.

"Tu vois bien que j'avais raison, me rappela Sehaliah. C'était passionnant d'avoir une implantation dans cette région mais quelque peu scabreux économiquement dans notre cas.
- Oui, bien sûr ... En tous cas, c'est bien grâce à cette étude menée sur l'Internet que j'ai pu calmer nos ardeurs."


Ce type d'étude, commandées à des sociétés d'étude ou des Postes d'Expansion Economiques, nous aurait immanquablement coûté une petite fortune. Une nouvelle application se profilait dans mon esprit : la recherche d'informations à caractère stratégique sur l'Internet. Sans le savoir, je venais de découvrir et mettre en oeuvre un processus de veille stratégique, plus pompeusement appelée intelligence économique.


En quelques mots…

Souvent poussée par l'environnement ou les gains de productivité, l'introduction des Technologies de l'Information, en particulier l'Internet, permettent de réduire les temps d'échange de données informatiques. Plans de C.A.O., parcours d'outils pour la fabrication, nomenclatures, fiches techniques... autant d'exemples simples qui permettent de donner une utilité directe et concrète à la messagerie électronique.

La messagerie électronique n'est pas la seule à permettre d'échanger des données sous forme de fichiers. Le protocole FTP (File Transfer Protocol) permet de dépasser les problèmes inhérents aux incompatibilités des outils de messagerie. Encore aujourd'hui, des systèmes tels que Lotus Notes, Netscape, Outlook... ne se comprennent pas parfaitement. Pour une communication sûre, il vaut mieux utiliser des outils moins conviviaux comme le transfert de fichiers. Aujourd'hui cependant, les systèmes extranets permettent d'associer convivialité et efficacité. Des interfaces graphiques sous forme de page web, ouvrent la possibilité de présenter des informations hétérogènes à des clients et partenaires.

Des interfaces graphiques, mises en place sous forme d'extranet, permettent de scinder l'information à transférer (données numériques) du message de notification de la mise à disposition des données (courrier électronique). Cette méthode permet de thésauriser les données, constituer de véritables bases de connaissances avec un suivi des versions, une traçabilité.

Certains semblent persuadés que l'Internet ne peut durablement et efficacement être utilisé dans les entreprises sans être intégré par une équipe. D'autres au contraire, prétendent qu'il n'est pas indispensable de disposer en interne des compétences techniques liées à ces technologies. Il est vrai que le rapport au temps dans une entreprise industrielle n'est pas le même que dans l'Internet. Les Technologies de l'Information et de la Communication semblent évoluer très vite ... surtout pour ceux qui ne les comprennent pas. Le récent engouement des grands groupes à créer des fonds d'investissement pour les entreprises de l'Internet, les start-up laissent penser que les multinationales ont besoin de ces compétences.

Alors faire la démarche Internet en interne ou en externe ? Il est probable que la réponse soit propre à chaque entreprise, à chaque culture d'entreprise. Néanmoins, il semble acquis de ne pas laisser ces outils uniquement entre les mains des informaticiens. Fort heureusement, le caractère stratégique de l'Internet est de plus en plus présent à l'esprit des dirigeants.

Réflexion à suivre dans les prochains chapitres...


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